La nouvelle arnaque des communicants (analysée par un communicant)

Tech for Good, loi Elan qui donne une dimension sociale et environnementale à l’objet social des entreprises… il est d’actualité de donner du sens au business comme Loop, le nouveau supermarché zéro déchet, Atos, première entreprise du CAC40 à faire adopter sa raison d’être par ses actionnaires, Danone qui aligne ses objectifs développement durable avec ceux des Nations Unis… les exemples fleurissent. Mais attention à la “com”…

Fearless Girl ou l’art de communiquer sans raison d’être

La statue « Fearless Girl » en bronze de cette jeune fille avec les mains sur les hanches, debout face au « Charging Bull » de Wall Street, est une parfaite illustration de l’effet néfaste d’une raison d’être mal articulée. Initialement placée pour célébrer la journée internationale de la femme, la statue a été perçue rapidement sur les réseaux sociaux comme un coup marketing, un faux féminisme d’entreprise d’une entreprise de Wall Street. Fearless Girl a, par une médiatisation forte, invité le public à examiner de plus près les chiffres de l’entreprise State Street, qui était à l’origine de cette initiative artistique. Et c’est sur la diversité des sexes que cet examen s’est porté faisant la lumière sur le fait que State Street se serait sans doute bien passé de ce « bad buzz » qui ne sert en rien les intérêts de l’entreprise. Une récente étude d’Accenture a ainsi mesuré l’impact économique de la perte de confiance sur la compétitivité d’une entreprise. Cet impact, direct, sur les pertes de revenus futures a été estimé – de façon « prudente » explique Accenture – à 180 milliards de dollars pour les 7,000 sociétés qui ont été analysées. A titre de comparaison, cela représente à peu près 4 milliards de dollars pour une entreprise de 30 milliards.

 

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