Plus de la moitié des Françaises victimes de sexisme ou de harcèlement sexuel au travail

Sifflements, SMS tendancieux, cadeaux déplacés ou encore agressions physiques : deux ans après la révolution # MeToo, l’environnement professionnel demeure le théâtre de comportements sexistes. C’est en tout cas ce que révèle l’ enquête menée dans cinq pays européens par l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS)*. Focus sur quelques chiffres chocs.

Six Européennes sur dix déclarent avoir déjà été victimes d’une forme de sexisme ou de harcèlement sexuel au travail au cours de leur vie professionnelle. Parmi elles, 21 % affirment l’avoir été au cours des douze derniers mois. Et ce, qu’il s’agisse d’invitations compromettantes, de propos obscènes ou encore de pressions pour obtenir un acte de nature sexuelle. Un résultat qui montre, une fois de plus, que la condition des femmes au travail peine encore à s’améliorer. L’observatoire, qui avait pour mission de mesurer l’ampleur des violences sexistes ou sexuelles subies par les femmes, a étudié la situation de cinq pays : la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni. Si 55 % des Françaises ont déclaré avoir été déjà été victimes d’une forme de sexisme ou de harcèlement sexuel au travail, le chiffre est encore plus inquiétant chez nos voisins européens. Car 68% des Allemandes l’expriment, suivies de 66% des Espagnoles, de 57% des Britanniques et de 56% des Italiennes.

 

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