Changement climatique : les femmes sont (encore une fois) les principales victimes, comme le prouve la situation actuelle au Bangladesh

Comme chaque année, les inondations ravagent le Bangladesh. Mariage forcé, eau toxique et accès à l’éducation de plus en plus compromis : les femmes et les jeunes filles sont particulièrement vulnérables à la monté des eaux et aux conséquences du changement climatique.

 

Le Bangladesh est comme presque chaque année en proie à des inondations meurtrières. Mais il y a des victimes plus menacées que d’autres. Dans un article pour Teen Vogue, la journaliste Kareeda Kabir met en garde le risque élevé que représentent ces aléas climatiques pour les femmes et les filles d’un pays déjà meurtri par l’exode des Rohingyas.
La mousson d’été n’est pas le seul facteur provoquant les inondations : s’y ajoute une élévation du niveau d’humidité et des eaux de ruissellement de l’Himalaya. Près de la moitié de la population Bangladaise vit en moyenne à 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, maximisant ainsi les risques. En juin, cinq Bangladais ont été tués par des inondations massives et plus de 50 000 ont déjà été touchés, rapporte l’auteure. En première ligne : les femmes.

Ces inondations sont lourdes de conséquences pour les femmes dans le pays. De nombreux points d’eau potable se retrouvent salés à cause des crues et des inondations, ce qui pose de graves problèmes sanitaires. Les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables à cette différence de salinité. Relayée sur Teen Vogue, une étude publiée en 2016 dans le Journal of Environmental Protection stipule que « des taux plus élevés d’hypertension gestationnelle chez les femmes enceintes du Bangladesh côtier, par rapport aux femmes enceintes non-côtières, seraient causés par une contamination saline de l’eau potable ».
Les populations de poisson disparaissent également à cause de ces inondations ce qui a des conséquences directes sur la population bangladaise : la disparition de poissons rime avec disparition des emplois. Chargée de s’occuper des poissons une fois pêchés, les emplois des femmes sont touchés autant (si ce n’est plus) que ceux des hommes.

 

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