Suite au mouvement #MeToo, les entreprises se lancent dans la prévention

Grâce à des formations de sensibilisation, des notes d’information ou des cellules d’écoute, de plus en plus de sociétés s’emploient à lutter contre le harcèlement sexuel et les comportements sexistes. Mais beaucoup refusent encore d’en parler.

Vous n’avez jamais pris la peine de déchiffrer le règlement intérieur écrit en tout petit et affiché à côté de la machine à café ? Vous n’avez jamais été « briefé » sur la marche à suivre pour signaler le comportement déplacé d’un collègue de bureau ? Vous n’êtes pas un cas isolé.

En 2014, selon une étude publiée par le Défenseur des droits, seulement 18 % des actifs interrogés (9 % dans les sociétés de moins de dix salariés) affirmaient que leur employeur avait mis en place des actions de prévention contre le harcèlement sexuel au travail. Une obligation pourtant légale. Quatre ans plus tard, où en est-on ?

Si aucune statistique ne permet de mesurer avec précision le chemin parcouru, les choses bougent, d’après plusieurs observateurs, mais doucement. « Après l’affaire Weinstein, fin 2017, beaucoup de responsables des ressources humaines nous ont sollicités pour obtenir des informations et des conseils. Tous voulaient être capables de faire face à de potentiels signalements », confie Bénédicte Ravache, secrétaire générale de l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH). Fédérant quelque 5 000 adhérents, le groupement s’apprête à publier un livre blanc sur la prévention du harcèlement sexuel en entreprise.

Read More

Our videos