Les femmes et la science : les préjugés ont la vie dure

Une étude menée par la Fondation L’Oréal sur 5000 européens montre que pour 67% des Européens, les femmes n’ont pas les capacités requises pour la science de haut niveau.

CARENCES. Les femmes souffriraient “d’un manque de persévérance, d’esprit rationnel, d’esprit pratique, de rigueur, d’esprit scientifique et d’esprit analytique“. Tels sont les résultats – navrants – d’une étude internationale menée par Opinion Way et la Fondation L’Oréal, et “visant à comprendre les causes des disparités touchant les femmes en science et les freins qu’elles rencontrent dans leur progression professionnelle“. 1003 chinois et 5032 européens (Français, Italiens, Espagnols, Britanniques et Allemands), à 50% des hommes et des femmes, ont été cuisinés trois heures durant sur leurs représentations du monde de la science. Au final, “l’étude montre que 67% des Européens pensent que les femmes n’ont pas les capacités requises pour accéder à des postes scientifiques de haut niveau, résume David Macdonald,  directeur de la Philanthropie pour les Femmes et la Science de la Fondation L’Oréal. “Seulement 10% des interrogés considèrent d’ailleurs que les femmes ont surtout des capacités pour la science”. Les Chinois ont des perceptions à peu près équivalentes. A noter que les femmes ne sont pas moins sexistes que les hommes lorsqu’ils s’agit d’apprécier les aptitudes et les carences des membres de leur sexe.

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