La féminisation de la médecine en pleine santé

Les femmes sont devenues majoritaires à l’hôpital et parmi les généralistes. Dans le service de neurologie de Saint-Antoine, à Paris, «Libération» a confronté les stéréotypes et la pratique.

 

Julie Mazet aime ces moments-là, quand son métier de médecin se charge de liens et de chaleur, avec ce sentiment d’être le dernier recours. Cela fait maintenant un peu plus de six ans qu’elle s’est installée dans la maison de santé de Monnetier, près d’Annemasse (Haute-Savoie) où elle exerce avec une autre femme généraliste. Entre femmes, c’est ainsi, on n’en parle même pas. Aujourd’hui, les femmes sont très largement majoritaires chez les médecins généralistes.

Autre lieu, même constat. Nous sommes dans un service de pointe de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, celui de neurologie de l’hôpital Saint-Antoine. 52 lits, spécialisé dans la prise en charge des AVC, mais aussi de la maladie de Parkinson ainsi que de la SEP (sclérose en plaques), on est dans le «dur de la médecine hospitalière». Et voilà une équipe presque exclusivement féminine : dirigée par une femme, trois des quatre praticiens hospitaliers sont des praticiennes, quatre des cinq chefs de clinique sont des cheffes. Quant aux six internes, ce semestre, allez savoir pourquoi, ce ne sont que des filles. «Je n’avais pas noté que c’était à ce point-là», lâche, grand sourire la professeure Sonia Alamowitch, qui a accepté avec différents médecins de son service de discuter des effets de cette féminisation.

 

Read More

Our videos