L’égalité des sexes, facteur de croissance

La réduction des inégalités homme-femme produirait 5.800 milliards de dollars de PIB mondial supplémentaire d’ici à 2025.

En 2014, les pays membres du G20 se sont fixés pour objectif de réduire de 25 % d’ici à 2025 la différence entre le taux d’emploi des hommes et celui des femmes dans le monde. Dans son rapport sur l’emploi, publié mercredi soir, l’Organisation internationale du travail estime que, si cet objectif est atteint, cela entraînerait une croissance supplémentaire de 3.9 % du PIB mondial, soit 5.800 milliards de dollars d’ici à 2025. Les pays développés gagneraient un quart de point de croissance annuelle, gain non négligeable. Mais ce serait surtout les régions aux plus forts écarts entre hommes et femmes- l’Afrique du nord ou le Moyen-Orient – dont le développement économique s’accélérerait.

Ces gains seraient encore renforcés par des politiques visant à augmenter le niveau de qualification des femmes. Notamment dans le domaine des soins à la personne, en très forte croissance.

Un consensus grandit dans les grandes organisations internationale sur le fait qu’agir pour réduire les inégalités homme-femme peut être au centre d’un cercle vertueux du développement

Car la croissance que cela génère aide elle-même à réduire ces inégalités et à financer les mesures qui sont favorables à leur diminution, notamment via l’éducation. En terme de recettes fiscales, estime l’étude, les Etats récupéreraient 1.500 milliards de dollars en plus.

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