L’argent a-t’il un sexe ?

Mon aventure dans l’écosystème startup a commencé il y a plus de 3 ans entre plusieurs vols destination de Paris, Vancouver, Casablanca et Istanbul villes contrastées dans le but de m’imprégner d’un esprit entrepreneurial sans limite géographique.

Depuis, je suis allée à la rencontre des hommes et des femmes qui ont l’ambition de ‘’changer le monde’ ou de disrupter des industries mal vieillies, et c’est dans ces contextes que j’ai commencé à entendre parler pour la première fois de levées de fonds, d’accélérateurs et de chiffres mirobolants sortis de la bouche de fondateurs à la recherche d’investisseurs.

Sur Linkedin, alors que pendant que certains font la une de Maddyness d’autres peinent à trouver le cash pour lancer leur projet.

La virtualisation de la communication des entreprises et des affaires nourrissent le mythe de la réussite fulgurante d’un nobody propulsé dans le ciel étoilé du web. La lecture des textes de Jean-Baptiste Rudelle, fondateur de CRITEO nourrit perpétuellement un orgasme intellectuel notamment lorsqu’il parle spécifiquement de son I.P.O.

Les mois qui ont suivis, j’avais des rendez-vous avec des experts de la BPI, puis une série d’investisseurs chevronnés qui m’enseignait à moi jeune padawan, ce que veulent dire les mots, KPIs, traction, product market fit, et j’apprends: grâce à eux, j’ai donc en quelque sorte, hacké mon éducation sur les fonds d’investissement sans passer par la case grande école de commerce et sans être la fille de.

Le temps passe, j’accompagne des startups, au bout de quelques mois je constate qu’il y a beaucoup de viagra et d’effervescence qui ne peut qu’être apaisée avec un comprimé d’aspirine, ashtag ; la réalité du quotidien des entrepreneurs, qui n’a rien de glamour hormis quelques belles photos instagrammables avec un flamant rose géant dans un bel espace de coworking.

 

 

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