Je ne suis pas un héros

Pas de femmes parmi les meilleurs patrons de start up ? Et si les critères de définition des « meilleurs » et des héros en général étaient discutables…

Mercredi 4 septembre, 11 start-uppeuses se sont regroupées sur une photo pour répondre au magazine Capital. Celui-ci, dans son numéro du mois d’août, avait publié un panégyrique à la gloire de patrons de start-up à succès 100 % masculin. Explication, en substance, du magazine économique : nous n’avons trouvé aucune femme correspondant aux critères que nous nous étions fixés. Et si c’était ça, le problème ?

Les médias, fabriques de héros, ont pour point de départ la subjectivité de ceux qui les dirigent. On sait que les créateurs de start-up ont beaucoup plus de facilités que les créatrices à trouver des financements publics et privés, qu’ils ont de meilleurs réseaux et que le fait de voir des modèles masculins en haut de l’affiche nourrit leurs ambitions et leur confiance. Mais ils font de gros chiffres d’affaires, empochent de gros salaires et roulent dans de grosses voitures… Et ce sont autant de critères retenus en général par les journalistes pour dresser leurs palmarès. Les créatrices de start-up, elles, doivent plus souvent se battre contre les préjugés des financeurs et les stéréotypes qui leur indiquent que leur place n’est pas à la tête d’une entreprise. Sont-ils plus méritants qu’elles ? Sont-ils plus héroïques quand ils peuvent consacrer 100 % de leur énergie à leur entreprise alors que les femmes se sentent obligées de gérer aussi la vie familiale ?

Read more

Our videos