“William, tu ne fais quand même pas le ménage ? – Euh… Si, pourquoi ?”

TÉMOIGNAGE Il a accepté de mettre sa carrière entre parenthèses pour suivre son épouse en Pologne. Du jour au lendemain, William est devenu “époux d’expat et homme au foyer”. Une expérience pas si simple !

“Lorsque l’on rencontre quelqu’un, une des premières questions est : “Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?” Ce à quoi personne ne répond qu’il aime faire des maquettes avec des allumettes. Tout le monde comprend que la vraie question est : “Quel est ton métier ?” Dans le microcosme des expatriés [que William évoquait déjà ici], cette question revêt une importance particulière, car elle permet de répondre en même temps à : “Pourquoi es-tu ici ?”, à Cracovie, en Pologne, en l’occurrence. Le plus souvent, je me répondais donc : “Moi, je ne travaille pas, c’est mon épouse qui a été envoyée à Cracovie par son employeur, dans le secteur bancaire… Je l’ai suivie avec les enfants.”

Dans l’imaginaire de tous, le couple expatrié, c’est monsieur qui bosse, madame qui suit. Norah et moi transgressions les usages. En tant qu’unique francophone qui a suivi sa femme expatriée, il me faut me mêler aux femmes d’expat. A Cracovie, il n’a pas de club de mâles au foyer ou d’époux d’expat. J’étais vivement invité par mes “consœurs” au petit café hebdomadaire du jeudi au café Wedel, sur le Rynek Glowny, la place du marché, pour y papoter de tout et de rien. Des ventes-démonstrations de bijoux y étaient aussi organisées. Autre rendez-vous régulier des femmes d’expats, le brunch chez l’une ou l’autre, où l’on partage les petits plats mitonnés par chacune dans une ambiance chaleureuse.

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