DECLARATION DES FEMMES CONGOLAISES

Sortie de la crise polique et électorale en RDC : la posion des femmes congolaises actrices du changement en RDC.

Face à la prévarication de l’Etat en RDC et considérant qu’à ce moment charnière de son histoire, la RDC, pays riche mais dernier dans le classement mondial du développement des Nations, risque une implosion à cause des élections mal préparées et incertaines ;

Convaincues que les femmes congolaises, tant celles résidant au pays que celles issues de la diaspora, constituent un vivier ferle pour un nécessaire renouvellement de la classe polique congolaise, au regard de son rôle de protectrice de la vie, de ciment de la cohésion sociale et aussi de l’importance de ses activités économiques, nous femmes congolaises, toutes tendances confondues, réunies en la plate forme « D E B O U T C O N G O L A I S E S » déclarons ce qui suit.

Les dirigeants poliques en RDC sont hors mandat, depuis fin 2016, et ils ont sciemment bloqué le renouvellement démocratique des mandataires constitutionnels, en vue de la conservation durable du pouvoir à tout prix. A cette fin, ils ont recouru à divers stratagèmes dont : des velléités, malgré l’opposion manifeste des citoyens, de révision de la constuon et des réformes de la Loi Electorale, la prorogation de la durée du mandat présidentiel sur base d’une interprétation sciemment erronée de la Constitution, la violation des Accords Politiques et, le 5 novembre 2017, la publication unilatérale d’un Calendrier Electoral non consensuel.

Les revendications légitimes du peuple congolais du strict respect du pacte républicain et de parvenir à une alternance garantissant la justice sociale, la liberté et le mieux-être ont été systématiquement violemment réprimées dans le sang. La justice, la Cour Constitutionnelle et la CENI sont instrumentalisées, la corruption et le mensonge sont érigés en mode de gouvernance. Chaque jour, la population, sans défense, assiste impuissante aux rafles des jeunes et à l’étouffement de toute manifestation. Les fosses communes se comptent par centaines à travers le pays. Tout qui ose dénoncer ces abus du pouvoir est arrêté, torturé ou emprisonné ! Il s’agit là des pratiques inédites dans l’histoire des nations qu’aucun démocratie digne de ce nom ne peut en aucun cas cautionner.

Sous la forte pression tant interne qu’internationale, le pouvoir en place est en passe d’organiser des élecons conflictogènes car se basant sur un fichier électoral unanimement criqué avec près de dix millions d’inscrits “inconnus” et en recourant au vote électronique, dans un pays où moins de 15 % du territoire a accès à l’électricité et où une majorité des votants n’a jamais ulisé un écran tacle. Ce qui présage une crise majeure qui peut conduire à l’embrasement du pays si elle n’est pas gérée avec toute l’intelligence requise de la part du pouvoir, de l’opposion et des forces vives de la Naon dont font pare les femmes congolaises.

Nul ne peut objectivement affirmer que la RDC se porte bien actuellement. Elle est dans l’abîme. La population est extrêmement paupérisée, la jeunesse est sans perspecves et désespérée, la corruption a aeint des sommets vergineux, les routes, en état de délabrement avancé, sont dangereuses et sources de tracasseries et d’angoisses quodiennes, les hôpitaux sont devenus des mouroirs, des civils sont massacrés chaque jour et chassés de leurs terres dans le Nord-Est du pays, environ 4.500.000 déplacés forcés internes sont sans aucune assistance. Certains sont résignés et d’autres protestent, en vain, au prix de leur vie. Afin de préserver ce pays de l’horreur et d’éviter

aux populations encore les affres d’une lourde perte des vies humaines, il est impératif de stopper sans délai cette folie meurtrière d’une dictature sanguinaire en accentuant des sanctions sur toutes les personnes impliquées directement ou indirectement dans le blocage du processus électoral et en les excluant de la gestion de la transition qui s’impose de facto et de l’organisation de futures élections. La population congolaise ayant fait échec, au prix de son sang, à un troisième mandat anticonstitutionnel, vaut mieux qu’une parodie d’élections. Aussi une transition sans le régime actuel s’impose-t-elle. Laquelle sera une période d’une profonde réforme administrave pour éradiquer la conspiration de la corruption et instaurer une coopération win-win avec tous ceux qui ont besoin des ressources naturelles dont regorge la RDC. Cette impérave transion salutaire doit être gérée par des personnes compétentes et intègres de la société civile qui ne seront pas autorisées à briguer un quelconque mandat polique au terme de la transion. Dans le staff du pilotage de la transion doivent figurer, pour moié, des femmes congolaises résidant au pays et de la diaspora. Elles le méritent bien. En effet, face à la dégradation catastrophique de la situation politique, sécuritaire et socio-économique au Congo, les femmes au pays ennent à bout de leurs bras la survie des ménages et l’éducaon des enfants. Par ailleurs, elles ont joué un rôle historique dans l’avancée de la reconnaissance et du respect des droits des femmes. L’acvisme des femmes congolaises de la diaspora a contribué à faire connaître les causes profondes des guerres en RDC et faire inscrire la RDC à l’agenda international. S’étant réappropriées la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, les femmes congolaises vont garantir la paix avant, pendant et après les élections.

Signataires :
Collecf Débout Congolaises(Femmes Place Poelaert) : Présidente : Helene MADINDA ;

Co-PRESIDENTES : Jusne MABOSO ET BITSHILUALUA.L.M. La Ligue des Mères de la Nation.

 

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