La liberté n’est ni occidentale ni orientale, elle est universelle

En ce début d’année 2019, quarante ans après la Révolution islamique iranienne, l’écrivaine Chahla Chafiq publie un livre intitulé “Le rendez-vous iranien de Simone de Beauvoir”

L’histoire n’est pas, en réalité, un éternel recommencement. Elle s’inscrit dans une continuité, aussi mathématique que les chiffres, telle une suite logique. En tant que démocrate, féministe, je me suis souvent sentie gênée vis-à-vis des exilées, notamment mon amie Chahla Chafiq ou mes amies algériennes, fuyant les violences de leur pays, s’accrochant à l’espoir d’une laïcité universelle en France au prix de déchirements psychologiques et affectifs d’une grande violence. Comment pourrait-elle nous pardonner ce sabordage démocratique auquel nous assistons ? Comment accepter de les voir revivre toujours le même scenario, un mauvais remake ?

Comment la banalisation de l’islamisme a-t-elle pu opérer en France et comment la gauche peut-elle être aussi complaisante avec l’islam politique après avoir été aussi anticléricale avec l’église catholique ? C’est dans ce livre pédagogique et rigoureux où Chahla Chafiq la sociologue et Chahla Chafiq l’écrivaine se rencontrent dans le style et la sensibilité, que j’ai trouvé de nouvelles réponses pour mieux comprendre ma propre histoire. L’autrice y rappelle comment les révolutions prennent systématiquement leurs distances avec l’émancipation des femmes, alliant libéralisme et jouissance (sexuelle), démocratie et capitalisme.

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