Et si l’entreprise s’adaptait enfin aux femmes qui sortent du cadre ?

Tenir tête à l’entreprise pour finir à sa tête, c’est un peu l’histoire de Myriam Cohen-Welgryn. Cela fait plus de 30 ans que cette femme d’affaires occupe des postes de direction et s’agace du plafond de verre contre lequel les femmes se cognent dur la tête. Sa carrière, elle l’a faite en fonction de ses valeurs personnelles et de sa vie de femme. Maman de 3 filles, hyper active, un peu insomniaque, elle a pris le temps d’écrire un manuel de guerrière pour transformer une oie blanche en tigre du bengale. Grrrrr !

Lutter contre les crocodiles d’entreprises

Une fois passée la porte de l’entreprise, Myriam Cohen-Welgryn se transforme en Olympe Castor. « C’est mon double, mon personnage révolutionnaire qui me pousse à agir chaque jour », plaisante-elle. Toutes les deux, elles affrontent « les crocodiles d’entreprises » comme elle aime les appeler. Ces animaux féroces s’incrustent dans les entreprises et installent une « chefferie » où les femmes sont quasi inexistantes. « Mais une entreprise où les femmes disparaissent en altitude est une entreprise où il ne fait pas beau de vivre », met en garde l’auteur.

Ne jamais se laisser enfermer longtemps dans une vie où les dimanches sont une peine, la vie est trop courte

Pour elle, le problème du monde de l’entreprise ce sont les règles du jeu faites par les hommes pour les hommes. A plusieurs reprises, la dirigeante en a fait l’expérience comme ce jour où elle a demandé à son chef de décaler d’une demi-heure le début des comités de direction mensuel pour déposer ses filles encore petites à l’école. « Il a refusé, il ne fallait pas passer pour un faible en cédant à la demande d’une femme. » Elle est donc arrivée en retard à tous les comités de direction.

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