La “charge mentale”, le syndrome des femmes épuisées “d’avoir à penser à tout”

Penser à tout, tout le temps, pour assurer le bon fonctionnement du foyer: la “charge mentale” pèse plus lourd pour les femmes que pour leur conjoint. Mais comment y remédier?

Le linge est rangé, le carnet de notes est signé, le loyer a bien été payé, il y a même une bouteille au frais, en cas de visite inattendue. Tout est bon, ou presque… Le fer, que vous avez laissé allumé par inadvertance, a brûlé la table à repasser. “Il fallait me dire que tu avais besoin d’aide,” dit votre conjoint.

Si vous êtes une femme, engagée dans une relation hétérosexuelle, cette scène a de grandes chances de vous sembler familière. Les listes, sur papier ou dans la tête, sont votre quotidien. Et même si le partage des tâches semble à peu près équitable dans votre couple, vous avez la sensation de devoir sans cesse vous organiser pour assurer le bon fonctionnement de votre foyer.

Ce réflexe porte un nom: la “charge mentale”, que la chercheuse Nicole Brais de l’Université Laval de Québec définit comme “ce travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence.” Génératrice de stress, cette charge concerne surtout les femmes qui, en plus de leur emploi, s’assurent que la boutique tourne correctement.

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