#Balancetongeek : sexisme dans les start-up

De plus en plus de femmes qui travaillent dans la french tech dénoncent l’entre-soi masculin, les remarques misogynes et le harcèlement sexuel … et s’engagent pour y remédier.

Julie Brasset, 26 ans, cofondatrice de Marmelade, une jeune entreprise hébergée à Station F – le plus grand campus de start-up au monde -, n’en revient toujours pas. Alors qu’elle participe à une réunion avec son cofondateur, Clément Rouch, et d’autres start-uppeurs trentenaires, tous des hommes, des remarques sexistes fusent : « Ces blagues lourdes, graveleuses, visaient la femme du président Trump, pas moi. Mais ces propos étaient insultants pour toutes les femmes et totalement hors de propos. J’étais en train d’exposer le business plan de notre boîte, et eux agissaient comme s’ils étaient dans un bar entre potes ! Je me suis sentie hyper mal à l’aise. » Ce sentiment d’inconfort, cette impression étrange d’être « de trop » ou d’essuyer des « regards chelous », cette ancienne étudiante d’une école d’informatique l’a connue aussi. Tout aussi décourageant, le « syndrome de la potiche » que ressentent certaines filles évoluant dans ce secteur. « Quand je prends la parole lors d’une conférence avec 100 % d’intervenants masculins ou un public où les hommes sont en forte majorité, j’ai une impression d’illégitimité désagréable, confie cette start-uppeuse, je finis par me demander pourquoi il y a si peu de filles. Serions-nous moins compétentes ? Sans parler des investisseurs, qui vous assurent, les yeux dans les yeux : “De toute manière, les filles lèvent moins d’argent que les hommes.” Ça pulvérise la confiance en soi. »

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