Journée sans régime : focus sur la grossophobie en entreprise

Dimanche dernier c’était la Journée internationale sans régime, ou « No Diet Day », qui vise à nous faire conscientiser l’importance de se sentir bien dans sa peau, loin des diktats de la minceur et du culte corporel en général. Sans oublier que l’apparence physique, c’est un critère de discrimination dont on parle peu, mais qui impacte très fortement les personnes qui en sont victimes. Éclairage par Marie Donzel.

Quelle est ta lecture de cette « Journée sans régime » ?
La journée internationale sans régime a été lancée par Mary Evans Young, une consultante anglaise spécialiste des discriminations liées au genre et à l’âge. Cette journée est apparue dans le contexte du début des années 1990 où l’anorexie est devenue une thématique grand public… Avec une accusation portée contre la pub, les médias et les industries de la « beauté » identifiés comme responsables d’un « diktat de la minceur » qui pousserait les jeunes filles à s’affamer pour correspondre à des normes de beauté irréalistes. Les psychiatres savent que c’est un peu plus compliqué… Reste qu’en réaction, tout un mouvement prônant l’acceptation de soi et l’amour de son corps a pris de l’ampleur, dans lequel s’inscrit cette Journée sans régime. C’est évidemment une bonne chose d’inviter chacun·e à s’aimer comme elle/il est, mais cette approche très « développement personnel » fait un peu écran à la dimension socio-politique du sujet, à savoir les discriminations liées à la corpulence. C’est ce qu’on appelle la grossophobie.

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